Atelier partagé [Fab’Lab]

Le "Fab Lab" du CSC de l'Allée Verte

Depuis 2019, suite à des demandes d’adhérents (et d’habitants) l’association socioculturelle souhaite mettre en place un Fab Lab au service des habitants. Cette action vient en complément de l’Atelier de réparation (qui a lieu 2 fois par mois).

Nous avons donc défini notre projet, investi dans quelques machines et mis en place un rendez-vous hebdomadaire, tous les jeudis soirs de 18h à 20h30 au Trans’At.

Un atelier partagé est donc né, permettant à tous ceux qui le souhaitent : bricoleurs, bidouilleurs, designers, retraités, jeunes, étudiants, artistes… de venir s’initier à une pratique, transmettre un savoir ou simplement expérimenter quel que soit leur niveau de formation (un peu dans le concept des Réseaux d’Échanges Réciproques de Savoirs).

Mais un Fab Lab, c'est quoi?

Fab Lab est la contraction de deux mots Anglais fabrication laboratory. Que nous pouvons traduire par laboratoire de fabrication. Il s’agit en fait d’un lieu ouvert à tout le monde où sont mis à disposition toutes sortes d’outils traditionnels (marteau, perceuse, outils à bois…) et d’autres machines souvent pilotées par un ordinateur (imprimante 3D, découpeuse vinyl, brodeuse numérique …) dans le but de concevoir et de réaliser des objets.

Explication du fonctionnement du Fab Lab du CSC de l’Allée Verte

Pas de Fab Lab sans imprimante 3D

Fabrication d’une pince ouvre bouteille

Tout d’abord tordons le cou à l’idée que l’impression 3D est une nouvelle technique. C’est en 1984 que le premier brevet sur l’impression 3D (dite «de  fabrication additive ») est déposé la : Stéréolithographie.  Et c’est à 3 trois français que l’on doit cette technologie (Alain Le Méhauté, Olivier de Witte et Jean-Claude André), seulement par manque de budget le projet a été abandonné.

Mais c’est en 2006 que l’impression 3D va se démocratisée avec l’apparition d’un projet d’imprimante 3D en open source qui ouvrira la voie aux futures imprimantes domestiques et favorisera le mouvement Makers.

En réalité il existe plusieurs procédés d’impression 3D :
– Le dépôt de matière,
– La solidification par la lumière (la Stéréolithographie),
– L’agglomération par collage

Dans cet article nous allons uniquement traite de la technique du dépôt de matière, puisque cela correspond à la plupart des imprimantes 3D, et surtout cela correspond à celles que nous avons une Prusa.

Impression 3D s’une poignée stop-covid

L’impression 3D par dépôt de matière, comment ça marche ?

La majorité des imprimantes 3D personnelles fonctionnent selon le principe de FFF (Fused Filament Fabrication). Cette technique consiste à déposer couche par couche un filament de matière thermoplastique fondu à 215°C qui en se superposant donne forme à l’objet.

La tête d’impression se déplace selon les coordonnées X, Y et Z (longueur, largeur et hauteur) transmises par un fichier 3D correspondant au modèle 3D de l’objet à imprimer.

L'impression 3D, pas à pas

Étape 1 : Obtenir ou créer un modèle 3D

Sans modèle, pas d’impression 3D. C’est exactement comme pour de l’impression papier, sans fichier Word, Excel… pas d’impression.

Trois solutions s’offrent à vous pour le modèle 3D :

  • Dessinez votre modèle 3Dà l’aide d’un logiciel adapté comme par exemple : OpenScad ou FreeCad.
  • Scannez vos objets (avec un scanner 3D, une Kinect, ou par Photogrammétrie) afin de les reproduire.
  • Téléchargez-le sur des sites tels que Thingiverse qui rend accessible des dizaines de milliers de modèles 3D gratuitement.

Votre modèle 3D est un fichier au format STL, il ne reste plus qu’à l’importer dans votre logiciel d’impression 3D (PrusaSlicer, Cura…). Ces logiciels sont en téléchargement libre et gratuit sur Internet.

Étape 2 : Préparer l’impression 3D

Ouvrez votre fichier STL grâce au logiciel d’impression 3D (nous nous préférons PrusaSlicer). Vous pourrez alors le visualiser et si besoin le déplacer, agrandir ou diminuer sa taille, le dupliquer.

Choisissez les réglages par rapport à votre filament et votre imprimante.

Vous saurez alors combien de temps et de filament va prendre votre impression.

Étape 3 : Exporter le fichier

Une fois les réglages fait, exportez votre travail au format GCode (il s’agit du format de fichier lisible par toutes les imprimantes).

Étape 4 : Lancer l’impression 3D

Il ne reste qu’à imprimer ! L’imprimante va alors chauffer le plateau et la buse et commencer l’impression de votre modèle 3D. La tête d’impression va faire fondre le filament et se déplacer pour le déposer sur le plateau afin de créer votre objet en trois dimensions. La durée de l’impression 3D dépendra de la taille et des paramètres de votre modèle.